Conférence Denis Desro

« Une pedd.jpgrsonnalité assumée est en mesure de voir la mode comme un jeu », Denis Desro 

C’était un mercredi soir comme les autres…ou presque. J’opte pour le eye-liner, mon manteau de fourrure léopard (mois de janvier exige!!), mes skinnys et bottes noires. La totale, pour une conférence totalement attendue par les fanatiques de mode. Direction École supérieure de mode de Montréal, où Denis Desro, rédacteur en chef mode d’ELLE QUÉBEC et d’ELLE CANADA nous reçoit, le temps d’un entretien d’une heure. 

Virginie Lemieux 

Après une brève présentation durant moins de cinq minutes, M.Desro est déjà prêt pour la séance de questions. Très rapide, mais aussi très humble, il est maintenant prêt à répondre à la toute première main levée, qui marque l’interrogation de tous et chacun dans l’auditoire : comment est-il devenu rédacteur en chef mode? Après avoir fait des études en design, après avoir été illustrateur de mode et publiciste, c’est d’un ouvrage à l’autre que Desro  est venu qu’à porter le chapeau de rédacteur en chef. « À la base, je n’ai jamais vraiment voulu être rédacteur. Ce que je peux confirmer, c’est que je possédais l’élément numéro un : la passion. La passion et la discipline sont les deux critères essentiels pour faire partie de ce milieu », affirme Desro. Avec plus de 80 défilés à l’horaire chaque saison; avec plus de cinq semaines de la mode à l’agenda (New York, Milan, Paris, Montréal et Toronto), avec la création de trois numéros d’ELLE en même temps, les shootings et la recherche d’un contenu et thème nouveaux à chaque mois, il va de soi que la discipline se doit d’être de la partie. S’ensuit à cela l’efficacité, la rapidité d’exécution, la constance et la capacité de renouvellement. Le tout, afin de bien répondre aux attentes des lecteurs et lectrices urbaines d’ELLE, afin de bien les faire évoluer, tout en considérant leur limite. 

Des frontières québécoises à canadiennes; d’un ELLE à l’autre

  Oscillant entre les deux revues, Denis Desro se permet d’avouer que la différence est minime entre le ELLE QUÉBEC (dont la première publication date de vingt ans) et le ELLE CANADA (dont la première publication date de huit ans). Il poursuit en affirmant qu’il n’est pas nécessaire d’avoir et de produire un contenu différent, puisque la mentalité des deux types de lecteurs n’est pas assez prononcée. « Par contre, ce qui caractérise particulièrement le ELLE QUÉBEC est la simplicité de ses lecteurs. Les Québécois sont des gens qui ont une façon très basique et naturelle d’être et de rester soi-même. C’est pourquoi le style de nos différents reportages n’est pas trop « edgy ». Par exemple, si je prends le ELLE ITALIE, la revue possède un niveau visuel très riche et des images qui ont un très fort degré artistique, dû à leur culture mode profonde et riche artistiquement », déclare Desro. Ce qui est intéressant, c’est que le rédacteur travaille avec une équipe composée à plus de 80% de Québécois et de Canadiens. Selon lui, il est bien important de souligner les talents locaux, que ce soit pour la sélection des pigistes, photographes, stylistes, maquilleurs, etc. 

Parlant de talents locaux… 

Chaque saison, le magazine propose une édition spécialement axée sur les designers locaux. Desro se fait immédiatement clair : un de ses mandats est de non seulement faire connaître la mode internationale, mais aussi les manufacturiers et designers locaux. Dans ce cas, pourquoi se limiter à une seule édition de ce genre, par saison? Simplement parce qu’il n’y a pas assez de designers locaux pour remplir chaque numéro. Ce phénomène est d’ailleurs dû à une des principales lacunes de notre province, qui résulte en une population restreinte. Une population restreinte qui jouit tout de même de designers locaux très talentueux, dont Desro s’empresse de faire l’éloge : « Si je prends Denis Gagnon. Il pourrait percer dans n’importe quel pays et connaître un immense succès, parce que ce qu’il fait est du design de qualité à échelle internationale ». Par contre, l’exportation des créations de nos designers est difficile, puisqu’elle engendre d’importants coûts. Même principe pour leur participation aux diverses Semaines de la mode, qui réduit considérablement le nombre de défilés. 

Le compte des mille et une images et des mille et une modes 

« La mode est ludique. Elle doit d’abord être un plaisir. C’est une manière d’être, c’est pourquoi on ne doit surtout pas la prendre au sérieux. La seule chose qui me choque, c’est la mode qui tente de choquer », souligne Desro. Selon ses dires, une personne qui a du style peut mettre n’importe quoi, en créant les agencements qu’elle souhaite. Telle une image aux mille interprétations, la mode peut être créée de différentes façons. 

La technologie au service des tendances

  Chaque saison, les idéaux changent et on doit à l’évolution sociale l’émergence des tendances. Tout d’abord, les fabricants de tissus s’inspirent des « maisons de tendances », dont les dernières repèreront les nouveaux mouvements à la mode et ce, trois à quatre ans à l’avance. Ensuite, ce sera au tour des designers de s’inspirer des tissus pour leur collection. Qu’en est-il de l’inspiration d’un rédacteur en chef lorsque vient le temps de déterminer le thème, la ligne directrice d’un numéro? Selon les explications de Desro, un même thème peut être repris d’une saison à l’autre, puisqu’il sera toujours différent selon l’ère du temps. Ceci est en partie défini par le renouvellement des techniques photographiques, des vêtements et surtout de l’évolution de la technologie : « Le numérique a complètement changé l’esthétisme de la mode de par sa technique très précise », rapporte Desro. 

Le sort des mannequins 

Selon Desro, la fille voluptueuse ne prendra jamais la place d’un mannequin mince, car elle impose des limites au point de vue du support du vêtement. S’ensuivent à cela les nombreuses critiques et révoltes face aux mannequins actuels, qu’on qualifie de squelettiques. Le rédacteur affirme que les gens exprimant ce discours ont totalement tort et se base uniquement sur des préjugés. Il s’explique en argumentant que les mannequins travaillent beaucoup, voyagent constamment, oscillant d’un shooting à un défilé. Un mannequin doit avoir une très bonne santé pour faire face à ce rythme de vie; jamais une personne anorexique ne pourrait supporter de tels horaires. 

Une mode aux teintes de la récession

  Sujet d’actualité et conséquences inévitables, la crise économique touche à sa façon le milieu de la mode. En temps de limitation budgétaire, le but premier des designers sera de vendre. Pour ce faire, ils doivent s’assurer de créer ce que les gens veulent vraiment, ce qui se résume souvent à des basiques. En ce sens, tout créateur se doit de bien connaître le marché, pour ainsi répondre aux besoins et à la demande. Il s’agit de l’adaptation à la clientèle. Pour un magazine, la récession se reflète entre autres dans l’organisation d’un shooting : « Une séance photo de 10 000$ peut rapidement être réduite à 4 000$ », divulgue le rédacteur en chef mode, dont le défi est de conserver une qualité visuelle esth étiquement irréprochable.  La dernière main est levée, le dernier sujet est abordé : l’avenir de la mode au Québec. Selon Desro, il est bien difficile de le déterminer : « La mode est un principe de chaîne à réactions, qui provoque des cellules très stylées qui vont ensuite émerger. Elles feront différemment et offriront un final très personnalisé ». Fascinant, me direz-vous? 

photographie: Sébastien Roy

La méthode du nettoyage à sec en amour

Le nettoyage à sec en amour est la solution idéale pour redonner une nouvelle vie à un cœur taché par les peines du passé, à un cœur décoloré d’avoir aimé…

On l’entend depuis belles lurettes; pour avancer dans la vie, le meilleur moyen est de ne pas regarder en arrière et aller de l’avant. Facile à dire, pas si facile à faire!! C’est pourquoi une tout autre formule s’impose pour redonner à notre vie une couleur féérique, qui perdurera même après ces fameux douze coups de minuit. Une formule pouvant se résumer en deux mots : simple et efficace. Avez-vous entendu parler du nettoyage à sec en amour?

Si vous êtes de ces femmes à la fibre naturellement soyeuse, mais dont la dernière est devenue rageusement laineuse au fil des attachements, le nettoyage à sec ne risque aucunement de venir empirer votre texture rigide, bien au contraire!!

Le nettoyage, nécessitant un minimum d’eau et beaucoup de solvants, est un procédé nettement efficace. Efficace pour éliminer toutes saletés romanesques qui requièrent normalement un travail d’envergure sur soi-même, mais aussi plusieurs visites chez le psy. Beaucoup moins cher.

En plus de redonner à votre cœur un éclat immaculé, ce lavage ne provoque aucun rétrécissement affectif (le nettoyage à sec vous rassure automatiquement qu’il y aura place pour un prochain amour). Aucune déformation en vue, ce qui vous permet de conserver la fougue et le panache qu’on vous connait!!

Peut-être, me direz-vous que l’idéal est tout d’abord de sélectionner un article ne nécessitant pas de nettoyage à sec, mais bien d’un unique lavage à l’eau…Dans ce cas, le tout réside dans le respect du mode d’utilisation…tout simplement!!

Inspirée de mes amies du TCP

Virginie Lemieux 

Amour Haute Couture

LIFE is all about FASHION, LOVE is all about “HAUTE COUTURE”… 

Dans la vie de tous les jours, chaque parcelle de féminité peut être reflétée par un doux et sophistiqué parfum, assisté d’une mystérieuse note en sourdine. S’ensuit à cela le malin plaisir qu’ont les femmes à s’envelopper d’une nouvelle identité, promue à travers des tenues de prêt-à-porter. En ce sens, ces dites femmes n’ont aucune raison de ne pas être à la hauteur de leur candeur, puisqu’elle possède tout un goût aigu pour les escarpins, dont les derniers leur permet une vue d’ensemble exclusives…En effet, LIFE IS ALL ABOUT FASHION…

Mises en parallèle, ces femmes passent une partie de leur temps libre à rêvasser à l’amour, celui avec un grand A. Un amour dont les coupes sont dignement définies; un amour qui repose sur un travail si minutieux que le bonheur résulte en une panoplie de petits détails, certains presqu’imperceptible à l’œil nu. Il s’agit de toutes petites perles de tendresse, qui font de chaque pièce un modèle unique, un modèle hors de prix…Dans ce cas, LOVE IS ALL ABOUT « HAUTE-COUTURE »…Je précise…

Lorsque les femmes pensent à l’« amour haute-couture », elles s’attendent à ce que ce dernier joue un rôle avant-gardiste dans leur MODE de vie, entraînant chez elles des TENDANCES à l’émerveillement. L’«amour haute couture » leur permet non seulement d’étaler leur plein potentiel créatif, mais leur donne aussi la chance de donner une couleur, une texture et une forme inédite à leur vie. Cet éclatement esthétique est en mesure de refléter chez elle un certain caractère de noblesse, ajouté à une sérénité qui semble DÉFILER à la perfection.

S’il y a une chose à retenir, c’est que pour ces femmes, l’ «amour haute couture » est un véritable art en soi… variant selon l’effervescence de chacune de leur saison…

 Virginie Lemieux  LANVIN, couture, spring 2010

LANVIN, couture, spring 2010

L’Homme qui marchait sur la Lune

Bien souvent, les films cultes (« culte » étant un terme désignant ze film de filles auquel on souligne, autour de gâteaux au chocolat, thés verts et pop corn, le centième visionnement) mettent en lumière les meilleurs revers des Hommes, dont le charme nous met rapidement sous le revers!! Tout simple!! Le scénario comprend le panorama d’un magnifique coucher de soleil, des roses rouges en gros plans et d’éternels mots soufflés, faisant contre-jour à la phrase culte de clôture : «  ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants »…La version originale, quoi!! 

Ce soir-là, il s’agissait bel et bien d’une de ces sorties ciné-privée, dont Sandrine, Anna et moi nous étions rapidement faufilées, bloc-note à la main. « Bloc-note » me direz-vous…? Sachez qu’il n’y a jamais assez d’occasion pour acquérir des connaissances romantico-pratiques, surtout face à un téléviseur!! 

Sandrine : « J’irai cueillir chaque étoile pour toi, pour ainsi percer le secret de ton firmament… blablabla… » Non, mais il est sérieux quand il dit ces choses-là? Franchement, aucun Homme de ce monde ne le fait!! 

Moi : Tu veux plutôt dire qu’aucun Homme de ce monde ne le fait, avec une telle classe… 

Sandrine : Et un tel naturel!! Béni soit celui qui me fera, un de ces jours, changer d’avis!! 

Moi : Je l’ai connu les filles, cet Homme, à la « voix lactée ». 

Sandrine : Mets le film sur « pause » Anna…  Moi : Ou du moins, il a plutôt été du genre « étoile filante » si vous voyez ce que je veux dire…Vous savez, le genre d’Homme qui, en un clin d’œil, entre dans votre atmosphère à une vitesse folle, presqu’imperceptible, laissant derrière lui des poussières lumineuses de sa trajectoire… 

Sandrine : Nous laissant souvent aveuglées par leurs nombreuses constellations…Ha oui, je vois!!  Anna : C’est drôle, mais moi, celui que j’ai connu se rangeait plutôt dans la section « astronaute »…  Moi : Tu parles de ton « Homme qui marchait sur la Lune »…? 

Anna : En plein dans le mile!! 

Sandrine : Mais pourquoi ne suis-je pas au courant?  Anna : Si seulement, il valait la peine qu’on s’y attarde… 

Moi : Phil a fait partie d’une des nombreuses missions d’Anna. Je ne me souviens plus…d’Appolo 13 ou 14? 

Anna : Arrêtes, tu exagères!! 

Sandrine : Comment est-ce qu’on réussit à définir un « Homme qui marche sur la Lune »? 

Anna : C’est bien simple. Tout d’abord, il sera un des rares à véritablement tenter d’apercevoir la face cachée de la Lune (et ainsi être en mesure de t’apprécier vraiment pour qui tu es). Ensuite, il sera capable de te transporter au-delà de l’orbite (en te faisant oublier ta peur des hauteurs), pour finalement venir marquer sa victoire d’un drapeau, au symbole de son patelin (soit de tous ces Hommes faisant de chaque femme un satellite programmé, gravitant autour de leur système solaire). 

Moi  (à Sandrine) : Dur retour sur Terre dans son cas, c’est moi qui te le dis!! 

Virginie Lemieux

Lorsque la vie vous tend un citron, faites-en de la citrhommade …

Bien souvent, on rumine en silence les échec-coeurs du passé, sans trop se rendre compte qu’il s’agit bel et bien de chose du passé. Le verbe « oublier » sonne plutôt comme « s’oublier », et l’action « avancer » s’articule autour du mot « risquer ». Pour toutes ces belles se trouvant dans de telles pointures, où le talon a déjà touché plus bas que le sol et où les semelles ne sont même plus des alternatives envisageables, j’organise une soirée dégustation « citrhommade ». Le but : piétiner sur ses nombreux Victor, pour enfin être capable de retrouver cette fameuse pantoufle de verre…

Voici les éléments essentiels, pour arriver à une citrhommade maison, tout sauf amère!

INGRÉDIENTS 

-nombre de citrons indéterminé (varie en fonction de chacune)

-dans un grand bol, trois tasses des dernières larmes versées

-un presse-citrhomme (pour le bien de la cause, le presse-citrhomme possède un « moteur réactif » beaucoup plus puissant qu’un simple presse-citron)

-une cuillérée à thé de sucre

6 ÉTAPES SIMPLES 

1. Réunir avec soi notre top-5 d’amies célibataires autour de la table

2. En groupe, trancher en lisière chaque agrume (d’un mouvement brusque et sans pitié)

3. Extraire le jus de chacune (jusqu’à soulagement maximal)

4. S’en laver les mains (une fois pour de bon!!)

5. Mélanger le tout dans un grand bol, en ajoutant une pincée de sucre (pour les papilles de chacune!!)

6. Déguster (avec un malin plaisir), en trinquant aux futurs princes charmants!!

SANTÉ LES FILLES!!

Virginie Lemieux

Le Yogars

L’aube du mois de janvier est idéale pour surprendre nos papilles d’un nouveau cocktail, soigneusement sélectionné. Chacun d’entre nous s’empresse de se délecter des nouveaux arômes de l’année, aux pétillements des nouvelles résolutions prises. Si ces insolites bulles viennent qu’à rapidement étourdir notre esprit, elles viennent qu’à disparaitre tout aussi rapidement de notre pensée. Pourquoi en est-il ainsi? Corps et âme je me le suis demandé, et ce, jusqu’aux petites heures du matin, jusqu’aux premiers chants des oiseaux…

L’aube du mois de mai est idéale pour surprendre nos papilles d’un nouveau rosé, soigneusement sélectionné. Sur une terrasse du Vieux-Montréal, Crystelle et moi profitons de cette nouvelle brise de chaleur, que procurent les bienfaits d’un début d’été particulièrement délectable. Lunettes-mouches sur le nez et petites ballerines à nos pieds, rien au monde ne viendra à l’encontre de notre joie printanière. Rien au monde, sauf le joli minois d’un pierrot qui vient s’asseoir à la table tout juste à côté de nous, rappelant à Crystelle le goût amer de son récent retour au célibat…

Crystelle : Non, mais quand je pense à  la raison pitoyable qu’il m’a donnée ce matin-là, je ne sais pas ce qui me retient à partir avec ma coupe de rosé et lui casser sur la tête!!

Moi : …

Crystelle : En fait, tu sais quoi? À compter d’aujourd’hui, je ne veux même plus en parler!! Si seulement il en valait la peine…Ce sera ma nouvelle résolution! À ta santé ma chère!!

Et c’est ainsi qu’a été fait notre premier « toast » de l’été!!

Moi : Nouvelle résolution…au mois de mai? Mieux vaut tard que jamais, comme on dit!!

Crystelle : Et ce n’est pas tout!! Je compte aussi m’inscrire à des cours de yoga en nature. La session débute dans trois semaines, à coup de huit séances d’une heure trente chacune. Pas si mal en? Tu vois, j’ai besoin d’évacuer en moi toutes torsions qui briment ma souplesse mentale.

Moi : Tu sais quoi? Moi je m’inscrirais plutôt à des cours de yogars!!

Crystelle : Des cours de yoga…Tu veux dire : Y-O-G-A-R-S?

Moi : Penses-y bien Cry, c’est une opportunité unique de visualiser et d’arriver à une meilleure compréhension du sexe opposé. En favorisant ainsi la concentration et l’émancipation de l’idéal recherché, les muscles de ton corps agiront conjointement avec ceux du cerveau, provoquant implicitement une fermeté psychique inédite.

Crystelle : En d’autres mots…?

Moi : La purification ainsi que la visualisation sont maîtres de cet art. Ces quelques séances te permettront d’avoir de nouveaux points d’appui et de maintenir une bonne respiration, lorsque viendra le temps de cueillir l’unique fleur, timidement enracinée sous la rosée du printemps!!

Virginie Lemieux 

Le vendeur de tuxego

Que ce soit pour une soirée glam ou pour une occasion improvisée (car nous savons toutes qu’on ne possède jamais assez de défaites pour tronquer les skinnys contre une robe cocktail…dont la dernière est une excellente défaite pour aller faire du shopping!!), chacune d’entre nous s’empresse d’adopter une chevelure de lionne,  un look digne de ces tapis rouges et des chaussures qui, souhaitons-le bien, n’arrivera à la cheville de nulle autre!!

Mais alors, qu’en est-il de la gent masculine? Sujet de conversation mis de l’avant, lors de l’avant-première d’une de ses fameuses soirées, entamée dans un de ces vestiaires féminins…

Moi (essayant de parler et du coup, d’appliquer ce nouveau mascara nouveau genre, nouveau volume…souhaitez-moi bonne chance!) : Parfois, j’aimerais bien être un homme…

Judy : 40.

Moi : 40?

Judy : Ton de degré de fièvre!! Voyons, tu serais bien trop malheureuse sans tes crayons de couleur Sephora!!

Moi : Non, mais pensez-y sérieusement les filles! En ce moment, au lieu de se demander quelle couleur de fard on devrait appliquer pour la soirée, on se questionnerait seulement à savoir si ce sera seulement la troisième période du match de hockey que nous allons manquer! À bien y penser, je changerais tout de suite d’équipe!! Qu’on retire immédiatement mon chandail…je me déclare à l’instant « joueuse autonome »!!

Claudia : Parlant de changement de cap, ça été bien compliqué de convaincre Rémy de m’accompagner ce soir.

Judy : Ce n’est qu’un party de bureau! That’s no big deal!

Claudia: Tu crois ça? Et bien, il faut croire que ce n’est pas le cas en ce qui le concerne…Sa défaite : il ne se sent pas à l’aise à ce genre de soirée et que de toute manière, il ne se voit pas du tout porter d’habit, de complet, de veston et tout ce qui rime à « bonne coupe bonne réputation ». Point à la ligne. Aucune prolongation.

Moi : Tu sais quoi?  Tu aurais dû le traîner chez le vendeur de tuxego cette semaine!

Judy : Le quoi?

Moi : Le vendeur de tuxego. Il s’agir de la « prescription » idéale pour ne pas avoir à subir maintes mises en échec et coups de coude psychiques, lorsque vient le temps de convaincre chéri de la pertinence de votre sortie…En plus de persuader votre homme des avantages que procure  le desserrement de la cravate le temps d’un moment, le vendeur de tuxego met en jeu les meilleurs arguments pour que votre coéquipier ne voit aucune différence entre le principe du tour du chapeau version sport et le tour du chapeau version soir, soit compet-veston-cravate!!

Judy : Impressionnant!

Claudie : Mais…Euh…Juste une question. Crois-tu qu’il règle aussi les problèmes des nœuds papillon?

Virginie Lemieux 

Cours de la petite robe noire 101

Stella : Est-ce que tu savais que le rouge était désormais devenu le nouveauaudrey.jpg noir cette saison? J’ai aussi lu qu’agencé avec un fard à paupières gold…  

Ça, c’est bien mon amie Stella. Jour après jour, mois après mois, elle est la première à mettre le doigt sur les nouvelles tendances de l’heure, souvent digérées après un long festin 5 services, délicieusement concoctés par les plus grands rédacteurs mode. Au menu, que des musts, servis sous la forme d’un pantalon cigarette, d’un trench couleur sable et d’escarpins violets. Les pions sont placés, maintenant, il ne reste plus qu’à jouer… 

Attendez…Juste UNE question : si les règles du jeu sont si simples, pourquoi est-ce que toutes les filles du monde viennent qu’à se demander d’un air affligé « qu’est-ce que je pourrais bien me mettre sur le dos ce soir? » C’est d’ailleurs mot pour mot le refrain que Stella marmonne depuis le milieu de l’après-midi (je tiens à préciser qu’il est 20h et que nous sommes en plein marathon entre les entrées et sorties des boutiques de la rue Ste-Catherine). La « pauvre » est à moins d’une heure de rejoindre Zack, un prétendant supposément très huppé, dans un club des plus huppés, où il n’y a que de la musique huppée et où la déco est très… (Devinez!). Tout comme Stella, nouvellement promue avocate, sa garde-robe est digne de mention d’Ordre et de Droits. Le droit de mettre ses atouts en valeur, code 501.2.1 de Charte de la féminité pleinement assumée d’une jeune femme souhaitant être désirée. En ce sens, elle possède les meilleurs arguments sur Terre pour troquer sa toge contre une camisole en paillettes argentées et une jupe écourtée… Objection refusée, votre Honneur! 

Moi : Dis-moi que ce n’est pas sérieux ce que tu me dis là… Tu ne comptes pas porter…  

Stella : Bah quoi, je trouve que cette camisole est plutôt mignonne… Tu n’es pas de mon avis? Après tout, je dois en mettre plein à la vue à cet Homme…On est chez BCBG, je te signale!!! 

Moi : Mon avis est que tu es à moins de cinquante minutes de partir, et que tu n’as toujours pas décidé ce que tu allais porter. Tu veux sincèrement le connaître, mon avis?  

Stella : Il est à peu près temps, tu ne penses pas…?  Il est vrai que je m’efforce à rester plutôt neutre quant au choix vestimentaire de mes amies (en temps normal). Mais là, trop c’est trop… 

Moi : Je dis que tu devrais opter pour une robe noire… 

Stella : Quoi?! Une simple petite robe noire? Ça et  « serveur, apportez-moi la facture », c’est pareil!  

Moi : Alors là! N-O-N! Cours de la Petite Robe Noire 101.  Primo, on doit toutes avoir une petite robe noire dans notre garde-robe. Voilà un concept dicté par la grande Coco Chanel dès 1926! Deuxio : Le truc pour être certaine de l’efficacité de cette petite robe est bien simple. Avant de jeter ton reçu et d’être certaine de bien vouloir la garder, elle doit passer le test… » 

Stella : Mais quel test! On parle d’une S.P.R.N. (SIMPLE PETITE ROBE NOIRE, code 105.2.2 de la Charte de la féminité pleinement assumée d’une jeune femme souhaitant être désirée). 

Moi : Le tout est bien simple. Lorsque viendra le temps que tu portes la S.P.R.N, tu devras être alerte de tout ce qui va se passer durant cette fameuse soirée…  

Stella : Ça ne te tente pas d’accélérer, il reste moins d’une demi-heure pour me trouver un ensemble…  

Moi : OK OK!!! Pour savoir si la S.P.R.N est la bonne, lorsque tu la porteras, elle devra avoir comme effet d’attirer une foule de regards sur toi, ce qui rendra ton Homme NOIR de JALOUSIE, et toi, ROUGE de PLAISIR! Après tout, c’est toi qui m’a dit que le rouge était rendu le nouveau noir! Ma chère, tu vas passer une soirée d’ENFER! 

 Virginie Lemieux

Trois visions influentes; une femme dont « je me souviens »…

 elleqc20092.jpg

Voici une des plus célèbres déclarations de Coco Chanel: La mode se démode, le style jamais ». De son côté, Marie Saint-Pierre atteste en disant: « Je n’accroche pas aux modes. J’ai des points d’ancrage dans le passé, le présent et l’avenir ». Si Karl Lagerfeld a affirmé qu’ »il n’y a plus de mode, rien que des vêtements », Andy Thê-Anh va plus loin en évoquant sa propre mission: « Je veux plus que tout créer une signature, un style et non le dernier article à la mode ». Finalement, Yves Saint-Laurent a déclaré que « s’habiller est un mode de vie ». En parallèle, Denis Gagnon précise le caractère fondamental de sa carrière: « La mode est vitale pour moi. De toute façon, c’est ce que je sais faire de mieux. »

Si ELLE QUÉBEC défend depuis plusieurs années sa place dans le mileu international, ces pages restent constamment et primordialement empreintes des couleurs de nos designers locaux, de nos plus fiers porte-paroles de la mode québécoise. Cette situation se veut de plus en plus justifiée, si bien qu’au fil des ans, nous avons le réflexe de reconnaître des genres et styles précis, provenant de nos collections locales, de NOS designers.Dans son oeuvre littéraire La mode et ses enjeux, Frédéric Monneyron (professeur en littérature à l’Université de Perpignan, en France) indique que « si les modes actuelles sont propres à définir un look, elles peuvent à défaut de pouvoir imposer un modèle dominant, manifester un certain nombre de tendances ». Ces tendances, proprement dites, servent non seulement à souligner un certain caractère esthétique, mais surtout à définir l’identité féminine. C’est donc à partir de ce contexte que m’est venu l’idée d’imaginer ce à quoi pourrait ressembler un modèle, portant un ensemble inspiré de trois de nos designers locaux préférés: Marie Saint-Pierre, Andy Thê-Anh et Denis Gagnon. Cette interprétation sommaire ne s’est pas faite en un instant. Elle est plutôt le résultat d’une lecture et d’observations minutieuses, basées sur ce dont ELLE QUÉBEC partage à travers ces mises en pages, au fil des mois.

Le temps de certains coups de ciseaux et quelques traits de crayons

Ce qu’il y a d’étonnant, c’est qu’il m’a été possible d’établir des liens ainsi que diverses similitudes entre la perception et la philosophie des trois designers. Une philosophie reposant non seulement sur la notion de style, mais aussi sur le temps. Le côté éphémère et dynamique de ce dernier concept dicte en effet la tournure de plusieurs de leurs coups de ciseaux.Il suffit de prendre l’aspect froissé des vêtements de Marie Saint-Pierre. Véritable poète du mouvement, cette dernière sait véritablement rendre au tissu une sophistication vulnérable, où chaque femme porte et influence à sa façon, un de ces morceaux fétiches. Le bas de la robe, teinté d’une couleur neutre, est présent pour évoquer le romantisme classique dont fait preuve la designer. Un romantisme pouvant être défini comme un tableau abstrait, où une folie discrète en ressort. Ce que j’ai voulu souligner avant tout de Marie Saint-Pierre, c’est son génie de la texture intemporelle. Une texture se mêlant au tressé du haut de la robe, typiquement propore à Denis Gagnon. Un homme qui en plus de manipuler comme nul autre le cuir, nous l’expose et le métamorphose d’une façon innovatrice à chacune de ses collections. Ce designer évoque non seulement l’art du tissu d’une manière brute, mais aussi très recherchée. Je trouve que sa déstructure est ponctuée d’élégance et nous convainc rapidement de son talent. La touche finale de l’ensemble est marquée par des détails tout en rondeur, retrouvés sur les chemisiers ou les robes d’Andy Thê-Anh. Dans le cas présent, les fleurs sont présentes comme accessoires, ajoutant sophistication et raffinement, des mots définissant la rigueur du designer d’origine vietnamienne.

Les designers québécois savent influer des tendances, des genres renouvelés, qui restent authentiques. Ces artisans de la mode captent l’essence même d’une ère à laquelle nous nous référons constamment, simplement parce que c’est dans la nôtre qu’ils puisent leurs repères. Un mannequin de vitrine, un défilé de mode, un gala, une page de magazine; ce qu’on en retient, c’est q’un de leurs morceaux est ainsi vu de tous et ne peut laisser indifférent. La texture lyrique de Saint-Pierre, la déconstruction calculée de Gagnon et la composition impeccable de Thê-Anh laissent des marques et sont des preuves que la féminité ne cesse d’être commémorée. Une féminité indépendante, une attitude dont on se souviendra…Merci ELLE QUÉBEC.

Virginie Lemieux

Dessin Hommage FONDATION DU CANCER DU SEIN

Le dessimai2008.jpgn que j’ai fait évoque une couverture Clin d’oeil, proposant une allure classique mais « chic ». Mon idée s’est dirigée vers Mitsou: porte-parole de la Fondation du cancer du sein. Comme il est possible de le constater, elle est vêtue d’une robe proposant le fameux ruban-rose.

On peut ainsi comprendre qu’en tant que porte-parole de cette cause, elle dispose d’un pouvoir hautement représentatif de toutes ces femmes luttant quotidiennement contre les diverses contrariétés dues à leur féminité. La puissance de ces êtres est dépeinte dans le groupement des multiples rubans roses à la droite de l’image, représentant chacun d’elle. Ainsi, vers la bas de cette pyramide, on peut remarquer que les rubans s’entrecroisent: c’est une manière d’évoquer le soutien, la solidarité, la compréhension et la complicité qu’ont chacun de ces femmes l’une envers l’autre.

Vers le sommet de la pyramide, il y a certain rubans qui se détachent du lot: ceux-ci sont présents pour nous rappeler que certaine d’entre elles nous ont quittés, succombant injustement à la maladie. Celles qui font maintenant partie de nos guides, de nos anges; ces femmes que nous représentons dignement en mettant à terme diverses initiatives et en continuant de nous battre.

En somme, grâce au soutien mutuel de chacun, nous pouvons améliorer et faire avancer la cause…Comme l’évoque très bien le slogan, il faut d’abord croire, se battre, pour enfin gagner.

Virginie Lemieux

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